C’est le grand jour ! J’ai la chance d’être invitée à participer à la présentation de la 3ème édition du Verbier E-Bike Festival qui aura lieu du 12 au 15 août prochain, au cœur du Val de Bagnes. Le programme concocté par le dynamique staff de la manifestation nous propose d’allier E-Bike, découverte et dégustation de produits du terroir dans la capitale de la raclette. Il n’en faut pas plus pour convaincre l’épicurienne et cycliste passionnée que je suis de rejoindre, avec enthousiasme, un petit groupe de journalistes et « guest stars » également conviés à cette occasion.
Et puis j’avoue que je suis surtout curieuse. Pratiquant assidument le vélo de route et le VTT depuis de nombreuses années, j’ai quelques a priori sur ce sport à assistance motorisée. Je me suis toujours dit que tant que j’aurai assez de condition physique pour grimper les côtes à la simple force du mollet, je ne monterai jamais sur un E-Bike. A la limite, je pourrais éventuellement envisager cette possibilité lorsque je serai à la retraite. Je souris joyeusement en me remémorant ces pensées car, croyez-moi, je viens de vivre une expérience inoubliable sur le vélo. Je vous la raconte ?
Allez, viens rouler !
Le vélo rassemble : il permet de gommer les codes que la société moderne nous impose. Tout le monde se retrouve alors sur un pied d’égalité pour partager des passions communes ; l’amour de la nature et le plaisir du dépassement de soi. C’est aussi une formidable occasion de faire des rencontres, découvrir une région ou partager des moments d’amitié.
Cette journée me prouve que le E-Bike est un sport accessible à toutes et tous, quels que soient le niveau ou les envies de chacun. Les profils des participants sont différents les uns des autres et, pourtant, le groupe arrive à rester homogène, grâce aux trois modes d’assistance électriques intégrés dans chaque vélo. Certains cyclistes bien entraînés, à l’instar d’Olivier Grossrieder, double vainqueur de l’E-Tour du Mont-Blanc qui nous fait l’honneur de sa présence, pédale toute la sortie, à l’aise, en mode « eco ». De mon côté, je suis obligée d’activer le mode « Trail » ou même « Boost » parfois, afin de pouvoir suivre le rythme ou encore franchir les pentes les plus inclinées ou les passages techniques sans poser mon pied à terre.
Au sommet de la montée qui nous emmène au col du Lein, nous croisons Roland, un septuagénaire heureux d’avoir réussi l’ascension grâce à ce moyen de transport des temps modernes. Pour ce jeune retraité qui s’est mis au sport sur le tard, gravir ce sommet sans une aide électrique aurait été impensable. Vous l’aurez compris, avec le E-Bike, il suffit d’adapter sa puissance et jouer avec les différents modes d’assistance pour faire bouger les personnes les plus sédentaires, comme les sportifs confirmés. Facile non ?
Apprendre à dompter la bête
Lors de la prise en main de ma bécane, je me sens un peu maladroite et déstabilisée par le poids du vélo (21 kg). Mais en écoutant les précieux conseils prodigués par nos guides José et Auguste, je me familiarise vite avec ma monture. Je presse le bouton « start », active le mode « eco » et suis surprise de découvrir autant de réactivité ! Je peux vous dire que la vitesse compense largement le poids du vélo, du moins au plat et à la montée. Je fais quelques tours de roue sur le parking en me réjouissant de tester les capacités de ma machine sur le terrain.
Mais avant que les choses sérieuses commencent, nous dégustons un succulent « caffè nero » gracieusement offert par le sympathique médaillé olympique des jeux de Sydney en cross-country, Christophe Sauser. Ce dernier, reconverti en torréfacteur et présent avec son truck, nous accueille joyeusement. Nous faisons le plein d’énergie et partons enfin à l’aventure.
Premier objectif du jour : relier la plaine au col du Lein, près de 800 m de dénivelés plus haut. Après quelques coups de pédale sur un chemin blanc, nous nous engageons rapidement sur des « single tracks » plus accidentés grâce au bon niveau technique du groupe. Première constatation, je m’aperçois que je dois mouliner pour que l’assistance électrique soit optimale. Une nouvelle manière d’appréhender le bike pour moi qui ai l’habitude d’emmener du braquet. Une fois le vélo lancé, et avec un peu de maniabilité, les obstacles se franchissent tout seuls et les pentes les plus abruptes se négocient de manière spectaculaire. Les vieux réflexes de mon passé de vttiste aguerrie refont surface et je grimpe les murs à pleine vitesse, en mode « Boost ». Impressionnant et grisant ! J’arrive même à me mettre « dans le rouge » ; une preuve que cela reste du sport de rouler sur un vélo électrique !
Nous engloutissons une croûte au fromage royale bien méritée à la Buvette du col du Lein, puis nous entamons la descente. Je trouve le vélo très stable mais un peu lourd pour mon poids plume, surtout dans les passages techniques. Il m’emporte et me malmène, parfois. Là encore, je dois adapter ma manière de piloter. Je le trouve moins maniable et joueur qu’un vtt classique. Mais je vous rassure, les novices pourront débuter de manière progressive sur des chemins plus accessibles, avec énormément de plaisir.
Nos guides nous emmènent alors à Sembrancher, chez Fabien, gérant de la société Valplantes, fournisseur attitré de Ricola. Il nous explique, avec passion, le processus de culture des plantes aromatiques et médicinales de montagne. Nous repartons avec du thé froid maison aux herbes et un cadeau original : des jeunes plants d’edelweiss. Magique de garnir son jardin avec cette plante emblématique des Alpes.
Enfin, un dernier arrêt à la Brasserie de Vollèges s’impose ou Serge, Fabrice et Déborah nous accueillent pour nous expliquer les rouages de la fabrication de bière artisanale, avant de nous faire déguster quelques verres de ce précieux nectar, accompagnés d’une assiette valaisanne. La journée s’achève et j’ai l’impression d’avoir vécu bien plus qu’une expérience sportive.
Mes préjugés se sont envolés
Une chose est sûre, je goûterai, à nouveau, aux joies de l’E-bike. Ce premier essai était juste un aperçu des innombrables possibilités que nous offre cette discipline. C’est une activité complémentaire à ma pratique du vtt traditionnel ou même de l’enduro. J’ai spécialement aimé le fait de pouvoir accéder, surtout en montée, à des endroits inatteignables avec un vtt musculaire. Ce sport m’a permis de repousser mes limites techniques, tout en me procurant des sensations fortes. A la descente, je n’ai pas réussi à apprivoiser mon vélo à 100 % lors de ce premier essai mais je suis certaine que, dans les années à venir, le matériel va encore évoluer, le poids des E-bikes diminuer et la technologie va probablement se développer à vive allure.
Alors, convaincus ? Amis vttistes, routiers ou enduristes, lancez-vous ! J’ai hâte d’avoir votre feed-back !
Le Verbier E-Bike festival
Lors de la 3ème édition du Verbier E-Bike festival qui se déroulera du 12 au 15 août, il y aura des centaines de vélos électriques à tester, et plus d’une quinzaine de parcours balisés, avec ravitaillements, seront proposés aux sportifs ; une magnifique expérience qui permettra de découvrir la région. Les participants pourront également s’inscrire à la rando gourmande, composée de plusieurs étapes durant lesquelles ils feront quelques haltes bienvenues pour découvrir le terroir de la région.
Et les amateurs de défis, quant à eux, se lanceront sur l’une des deux courses, grand public :
- Le Tour du Val de Bagnes, épreuve de 60 et 100 kms le samedi 14 août. Aucune pression, ces deux parcours ne sont pas chronométrés.
- Le Bosch E-Mountain Bike Challenge le dimanche 15 août qui proposera un parcours un peu plus technique, mais ludique et fun.
Il sera aussi possible de suivre l’E-Tour du Mont-Blanc du 11 au 13 août. Cette course élite par équipe de deux et fil rouge du E-bike Word Tour se déroulera sur 3 jours et traversera 3 pays. 5’000 m de dénivelé et 100 kms par jour sur des sentiers panoramiques spectaculaires seront avalés par les concurrents.
Tous les détails de l’événement sont sur le site internet du festival : www.verbierebikefestival.com
Et si vous ne pouvez pas venir au festival, ne vous inquiétez pas ! Les parcours balisés et rando gourmande seront à disposition tous les weekends d’été. Renseignez-vous ici.
Valérie Pellissier
Valérie est une sportive d’endurance qui découvre la compétition très jeune, grâce à son papa. D’abord avec ses baskets en course à pied et dans les cross avant de se mettre au VTT et au vélo de route. 20 ans de compétition s’ensuivent. Guidée par sa passion pour les grands espaces, elle s’adonne également au ski de randonnée au ski de fond et à l’alpinisme. Il y a sept ans, un grave accident de VTT vient chambouler son quotidien et l’oblige à mettre un terme à sa carrière. De nombreuses opérations et une longue rééducation plus tard, elle retrouve pleinement ses capacités motrices mais sa philosophie a changé. Elle pratiquera dorénavant ses sports favoris pour le simple plaisir de rester en forme, se retrouver dans la nature et partager de bons moments avec ses amis. Aujourd’hui, Valérie met son expérience et sa passion au service des autres à travers Val-Bike Expérience, sa société dédiée au bikepacking. Elle accompagne cyclistes débutants et confirmés, les guidant dans leurs progrès et leurs aventures, tout en contribuant activement à la promotion et au développement du cyclisme féminin.