A vous le relais : Jane Moraz

Kiwi d’origine, Jane Moraz est installée dans la Riviera Vaudoise depuis près de 25 ans. Après trois Ironman (y compris Kona à Hawaii) et des dizaines de triathlons, elle se consacre désormais à des épreuves cyclosportives auxquelles elle participe en compagnie de son mari, également passionné de cyclisme.

Après s’être directement qualifiée pour les Championnats du Monde Gran Fondo UCI en contre-la-montre et en course-en-ligne à Varèse en Septembre 2017, elle entame sa saison 2018 sur le parcours de 230 km du Tour des Flandres. Son début de saison aura été marqué par une blessure au genou qui lui permettra néanmoins de prendre la troisième place de sa catégorie (50-54ans) à la Leggendaria Charly Gaul en juillet. En Septembre, elle finit 10e de sa catégorie en course-en-ligne aux Championnats du Monde Gran Fondo UCI et 4e en contre-la-montre : des résultats impressionnants pour cette maman et journaliste à l’UCI, qui clôturera son année avec un peu plus de 12’000 km au compteur.

Jane, comment es-tu arrivée à la pratique du cyclisme ?

Grâce à mon mari, Philippe. Quand on s’est connu en Nouvelle-Zélande en 1993, ma « grande sortie » du dimanche avec mes copines ne faisait même pas 25 kilomètres. Pourtant, on en avait pour des heures car on s’arrêtait à mi-chemin pour un brunch copieux au bord de la mer. Philippe faisait déjà des Ironman à cette époque et petit à petit il m’encourageait à rallonger mes sorties.

Comment as-tu concilié un travail à 100%, l’éducation de tes deux enfants et l’entraînement sportif ?

Il faut dire qu’après la naissance du deuxième, j’ai arrêté de travailler ! J’ai néanmoins laissé le vélo de côté pendant quelques années car c’était plus facile et pratique de courir avec le peu de temps j’avais à disposition. Une fois les enfants à l’école, j’ai pu recommencer le vélo tout en travaillant à temps partiel. Plus les enfants grandissaient, plus j’augmentais mes heures de travail (et mes heures d’entraînement !). Cela fait maintenant six ans que je travaille à 100%.

Que recherches-tu quand tu prends part à des cyclosportives ? La performance ? Le plaisir ?

Les deux !  Mais c’est le plaisir qui prime. Les cyclosportives sont « fun », il y a toujours une bonne ambiance et une immense satisfaction à la fin, qu’on peut partager avec les autres coureurs.

Cela dit, je ne serais pas honnête si je disais que la performance ne m’intéressait pas. Je n’ai jamais eu de coach et je n’ai jamais suivi un plan d’entraînement mais une fois en course, j’ai envie de bien faire. Je me donne… mais jusqu’à un certain point. Je ne vois pas l’intérêt de me rendre malade ou de me faire très mal juste pour gagner une place !

Raconte-nous un petit rituel que tu as après les entraînements ?

Le rituel, c’est Philippe qui l’a instauré et ça se passe avant la fin de l’entraînement dans le tea-room/boulangerie de notre village. Café, sandwichs, pâtisseries, gâteaux…. on se fait plaisir. Nos amis cyclistes font même le détour (avec 300m de dénivelé en plus pour certains) pour venir. Il nous arrive de rester très longtemps ! Après, il nous reste une légère descente de 1km jusqu’à la maison. Quoi de mieux ?

Propos recueillis par Kelly Grilo

A vous le relais

Plus que tout, Cycliste.ch est une communauté regroupant les cyclistes de Suisse Romande ayant une même passion : la petite reine. C’est pourquoi une fois par mois nous passerons le relais à l’un d’entre vous pour qu’il s’exprime sur sa pratique, ses motivations et ses expériences. Ne soyez pas timides quand on viendra sonner à votre porte 😉